COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DU COMITE DE PILOTAGE DU JEUDI 23 FÉVRIER 2017

Mis en avant

Avec Yannick (prod. agneaux et magret), Martin (prod. porcs), Vincent (prod. bovins), Jean-Emmanuel (président), Cathy (trésorière) et Manue (ancienne adhérente, co-fondatrice de l’Amap).

Nous avons parlé de prochaines sorties à la ferme :

Vincent et Manue proposent d’accueillir les amapiens sur 2 jours le weekend du 22 et 23 avril avec possibilité de nuit sur place (les couchages sont nombreux) pour celles et ceux qui le souhaiteraient. Ils annonceront un programme plus précis et le concept dans un prochain mail.

Martin et Yannick vont réfléchir à des dates pour leurs fermes. Probablement une visite en mai ou juin et une autre à la rentrée en septembre ou octobre pour profiter de l’arrière-saison généralement belle par chez nous.

Il a été convenu que la journée à la ferme mélange des temps d’agrément et d’échange (café, repas, visite, promenade) pour tout le monde et en particulier pour les adultes restant avec les enfants (et les enfants eux-mêmes bien sûr) et des temps d’aide à l’éleveur pour les adultes volontaires (ex. : débroussaillage, clôture, bricolage, fumier à rentrer, etc.).

Nous avons aussi convenu que les journées à la ferme pourraient servir à l’essaimage et que les amapiens seront invités à convier leurs amis désireux de découvrir les producteurs, leur travail, leurs fermes et notre Amap.

Le comité de pilotage a rappelé aux éleveurs qu’ils peuvent, s’ils le souhaitent, proposer aux amapiens volontaires de venir les aider sur des chantiers, soit pour des dates précises, soit sur des périodes. À l’éleveur et aux volontaires de se coordonner. Ce sont des initiatives nettement moins « familles » que les journées à la ferme. Et contrairement aux journées à la ferme aussi, il suffit parfois de 2, 3 ou 4 volontaires pour faire le bonheur du producteur alors que pour une journée à la ferme, plus on est nombreux…

Prochaine AG et pot de fin d’année :

L’assemblée générale aura lieu le dimanche 21 mai chez Maurice et Fabienne qui nous accueilleront pour un barbecue (budget viande pris en charge par l’Amap si tout va bien). Nous aborderons l’AG après cette mise en condition ! Ce sera donc chez eux (dans leur jardin), rue des Fontaines, près de la place du Ravelin. Merci à eux !

Nous vous le rappellerons et préciserons tout ça d’ici-là.

Ce sera, comme d’habitude, l’occasion de lancer la saison prochaine et les membres présents pourront remettre leurs contrats au CoPil et les faire signer par les producteurs.

Nous avons aussi prévu un grand pot de fin d’année à l’occasion de la distrib’ du 1er juin (l’avant dernière) qui pourra se prolonger en pique-nique grâce à l’hospitalité du père Bernard et aux longues soirées du mois de juin. Cette soirée conviviale sera aussi l’occasion de faire connaître l’Amap puisque les amis des adhérents serons bienvenus.

Situations des producteurs et perspectives :

Pour Yannick :

Yannick nous a expliqué les problèmes qu’il a rencontrés cette saison avec ses agneaux. Des difficultés en cascade l’ont empêché de livrer des agneaux jusqu’à maintenant. Tout a commencé par la sécheresse du printemps dernier, cela l’a conduit à faire surpâturer ses bêtes, cet hiver le foin n’a pas été assez riche, et les agneaux fragilisés par cette mauvaise saison ont été particulièrement sensibles aux parasites et autres problèmes de santé. Bref, il pense pouvoir reprendre les livraisons en mars, ou au plus tard en avril et il devrait pouvoir honorer les commandes enregistrées.

Au niveau des perspectives, il pense arrêter la production de magrets dans le courant de la saison prochaine. Il sera en tout cas possible de signer des contrats magret pour le début de saison avec des livraisons assurées jusqu’en décembre.

Les dernières évolutions de la filière canard (grippe aviaire et sa prophylaxie en particulier) ayant rendu cette production particulièrement hasardeuse et pénible il pense la remplacer par une activité de paysan-boulanger. Il assumera donc la production depuis le grain jusqu’au pain cuit. Les produits qui figureront dans un prochain contrat lié à cette activité seront du pain, de la farine, et probablement de l’huile de tournesol. On ne sait pas encore si cela sera effectif dès la saison prochaine ou seulement pour la suivante.

Pour Martin :

Les choses vont assez bien du côté de l’élevage de porcs de Martin. Il produit essentiellement pour l’instant du Noir de Bigorre mâtiné d’un peu de Duroc et il pense faire évoluer doucement son élevage vers du Duroc pur avec un verrat et une truie déjà achetés et l’achat de deux autres truies en perspective. Le Duroc est connu pour produire une viande de très bonne qualité.

Martin fait des essais de salaisons depuis déjà un an ou deux et espère lancer un contrat prochainement sur ces produits. Saisonnalité, quantités et fréquence sont à déterminer. Le contrat porterait probablement sur des assortiments de saucisson, saucisse sèche et coppa.

Il s’est aussi lancé par ailleurs dans l’apiculture avec déjà une douzaine de ruches et l’objectif d’arriver assez vite à 50. Il fera sans doute un essai de vente aux adhérents de l’Amap intéressés en juin (miel d’acacias). Il lancera aussi probablement un premier contrat miel pour l’automne prochain.

Enfin, dans le cadre de la mise en place de cette activité d’apiculture, Martin envisage de proposer une journée chantier sur sa miellerie dans le courant du printemps.

Pour Vincent :

Vincent fait savoir qu’il continue sa progression en qualité et en volume sur son élevage bovin. Ses vaches sont à dominante Aubrac avec encore quelques Gasconnes. Il essaiera quelques Salers dès ce printemps.

Il projette aussi, d’ici deux saisons, d’inséminer quelques-unes de ces Aubrac avec un taureau Charolais. Ce croisement est appelé fleur d’Aubrac et la viande en est très réputée.

Il proposera aussi dès l’année prochaine de la viande de bœuf en décembre et en juin. Et régulièrement ensuite à quelques mois d’intervalle.

Remarque importante : il s’agira là de vrais bœufs, et non de la vache (souvent laitière) qu’on propose sous ce nom habituellement en supermarché comme en boucherie. Un vrai bœuf est donc un mâle castré (à environ 9 mois), puis élevé quatre ans et enfin engraissé quatre mois au fourrage et au grain.

La production de vrai bœuf est donc longue et représente un surcoût par rapport à la production de veau ou de vache (le bœuf de la terminologie usuelle). Cela donne une viande d’une qualité remarquable que Vincent vendra à un prix un peu supérieur à celui de son veau, mais cela restera tout à fait raisonnable. En raison de cette différence de prix, le bœuf fera peut-être l’objet d’un contrat spécifique.

Le projet de verger prend tournure et la production de pommes et de jus est envisagée dès cet automne. Il faudra voir sous quelles modalités :dans le cadre de l’amap, ou hors contrat en vente et ramassage directs, etc.

La ferme de Barbazan s’équipe depuis plusieurs mois d’un mobil home et de caravanes que Vincent est en train de rendre tout à fait cosy. Il envisage de proposer, peut-être dès cette été, des locations vacances hors cadre Amap, bien sûr, mais si vous êtes intéressés…

Conclusion :

Ce qui ressort de cette réunion et de cette période c’est que les projets de diversification sont nombreux. Il faudra voir de quelle façon nous pourrons soutenir les producteurs dans ces évolutions et envisager, peut-être, de passer un jour à des contrats paniers par producteur (un peu comme avec les maraîchers) plutôt qu’un contrat spécifique pour chaque produit. Ce n’est évidemment qu’une idée et qu’une question pour l’instant dont nous pourrons discuter entre nous et avec eux lors des prochaines distrib’ et à l’occasion de notre AG en mai.

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Journée à la ferme de Barbazan

amap2013_0201Vincent, ses vaches, veaux, poneys, chiens et chevaux nous attendaient samedi matin pour une journée à la ferme. Le beau temps étant de la partie, c’est finalement une bonne quinzaine d’amapiens qui ont fait le déplacement pour l’atelier principal de la journée: la pose d’une cloison, destinée à recevoir les veaux et arrêter le fumier.

Après avoir creusé les 6 trous, préparé les potelets, vissé le tout, Vincent nous a fait un cours magistral sur la préparation du béton (à l’entendre, impossible d’être agriculteur si on ne sait ni souder, ni faire du béton!).

Un pot-au-feu fut servi sur une table «système D», pendant que chacun sortait ses préparations, et que les poneys s’incrustaient à table ou chapardaient dans les paniers.

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L’après midi fut consacré à poser une bande de caoutchouc de protection, puis à remettre à niveau la terre sous l’abri, pendant qu’au loin un docteur en débroussaillologie faisait une petite taille autour d’un noyer.
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Le mot de la fin pour Vincent :

Je viens remercier toutes les bonnes volontés pour ce vrai coup de main.
Souvent, les journées à la ferme sont légères, pas très professionnelles. Cette fois ci, j’ai trouvé en vous des compétences et de l’implication, de la motivation sur le thème proposé, ce qui fait que j’ai complètement délégué certaines tâches.
Ça m’a fait plaisir, cela m’a permis de reposer sur certains piliers, et j’en ai vu se faire plaisir…..c’est un bel échange humain.
J’ai été agréablement surpris d’attendre initialement 5 familles et de voir débarquer une petite vingtaine d’adultes……vue la météo très moyenne.
Il me semble que chacun à trouvé sa place, les gosses ont pris le grand air, quad, poney, de beaux rêves en perspective…..Ça fait plaisir !!!!!!!!!!!! De voir que tout cela prenne vie au milieu de cette patouille, que cet espace vive et serve à autre chose qu’un lieu de travail.
Merci à tous, et durant la semaine, ou au quotidien j’accueille qui veut pour donner un coup de main car cette année plus qu’une autre, j’en ai besoin.

PS ; Ce matin, avec les vétérinaires, n’ont avons fait les tests pour la tuberculose bovine, au parc de contention, dans une boue que vous connaissez. [un cas de tuberculose bovine a été signalé à proximité de la ferme de Barbazan]
Vendredi, je dois re chopper les vaches pour contrôler le test fait à l’encolure et le doute sera levé ; l’arrêter préfectoral aussi.
Je croise les doigts………
Bises à l’équipe AMAP gros œuvre, tous corps d’état……….

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